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Grand Est region co-funds two IMCBio PhD students


Two 2021 IMCBio PhD students receive support by Région Grand Est: Kathleen Weimer and Antonin Lallement. Congratulations!

AN AMERICAN IN STRASBOURG

As part of its Regional Strategy for Higher Education and Innovation, the Grand Est Region will co-finance Kathleen Weimer’s thesis in partnership with IMCBio, the University Research School in Integrative Molecular and Cellular Biology at the University of Strasbourg. Kathleen is a young American with a passion for research in biology and medicine whose career goal is to advance the treatment of diseases while staying close to the patients. After studying biology at the Houston Baptist University in Texas (USA) and at the University of Leeds (England), she chose to come to the Grand Est region and enroll in Strasbourg University to do her PhD Thesis after being successfully admitted to the IMCBio graduate school.

Her choice was based on the attractiveness of the Grand Est Region, its many universities and research centers as well as its numerous exchanges with its natural neighboring countries. She chose IMCBio, which trains the biologists of tomorrow by offering them multidisciplinary training in many scientific fields, an approach necessary to decipher the complex fundamental mechanisms of living organisms and to understand their deregulation in diseases, in order to treat them.

Within IMCBio, Kathleen will work in two internationally recognized institutes, the Institute of Molecular Biology of Plants (IBMP, CNRS) and the Institute of Genetics and Molecular and Cellular Biology (IGBMC, CNRS / Inserm / University of Strasbourg) with the support of the Laboratoires d’Excellence MitoCross and INRT. At the IBMP, Kathleen Weimer will benefit from a unique expertise in transfer RNA, a key molecule in her project, and on the metabolic imaging and mass spectrometry platform with state-of-the-art equipment, which was facilitated by a large investment from the Grand Est region. At IGBMC, she will benefit from the support of the Center for Integrative Biology (CBI) of the IGBMC, of which the Grand Est Region is one of the major promoters, and of FRISBI, the national infrastructure for integrated structural biology. She will combine cutting-edge structural biology approaches as well as translational medicine approaches on patient cells.

Figure 1: Model of the interaction of the ADAT complex composed of two proteins, ADAT2 (blue) and ADAT3 (green), with its target transfer RNA (orange). The ADAT complex is central to the expression processes of our genetic heritage.

Her project will focus on the ADAT complex, essential for the correct expression of our genetic information, and whose deregulation leads to serious neurological diseases such as intellectual disabilities and epilepsy. Ultimately, her work will aim to develop drugs in partnership with industry, such as the Strasbourg startup Urania Therapeutics.


Deux doctorants IMCBio 2021 reçoivent le soutien de la Région Grand Est : Kathleen Weimer et Antonin Lallement. Félicitations !
UNE AMÉRICAINE À STRASBOURG

Dans le cadre de sa Stratégie Régionale de l’enseignement Supérieur et de l’Innovation, la Région Grand Est cofinancera la thèse de Kathleen Weimer en partenariat avec IMCBio, l’Ecole Universitaire de Recherche en biologie moléculaire et cellulaire intégrative de l’Université de Strasbourg. Kathleen Weimer est une jeune américaine passionnée par la recherche en biologie et en médecine dont l’objectif de carrière est de faire progresser le traitement des maladies tout en restant au plus près des malades. Après des études universitaires de biologie à la Houston Baptist University au Texas (Etats-Unis) et à l’Université de Leeds (Angleterre), Kathleen a choisi de rejoindre la Région Grand Est et plus particulièrement l’Université de Strasbourg pour effectuer sa thèse et vient de réussir le concours de sélection d’IMCBio.

Son choix s’est basé sur l’attractivité de la Région Grand Est, riche de ses multiples universités et centres de recherche ainsi que de ses nombreux échanges avec ses partenaires naturels frontaliers, et d’IMCBio qui forme les biologistes de demain en leur offrant une formation multidisciplinaire dans de nombreux champs scientifiques, approche nécessaire pour déchiffrer les mécanismes fondamentaux complexes du vivant et comprendre leurs dérégulations dans les maladies, afin de les traiter.

Au sein d’IMCBio, Kathleen travaillera dans de deux instituts reconnus internationalement, l’Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP, CNRS) et l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) avec les soutiens des Laboratoires d’Excellences MitoCross et INRT. A l’IBMP, elle s’appuiera sur une expertise unique sur l’ARN de transfert, molécule clef de son projet, et sur la plateforme d’imagerie métabolique et de spectrométrie de masse possédant des équipements de dernière génération pour lesquels la région Grand Est a fortement investi. A l’IGBMC, elle bénéficiera des moyens du Centre de Biologie Intégrative (CBI) de l’IGBMC, dont la Région Grand Est est l’un des promoteurs majeurs, et de FRISBI, l’infrastructure nationale pour le biologie structurale intégrée. Elle y combinera des approches de biologie structurale de pointe mais également des approches de médecine translationnelle sur des cellules de patients.

Figure 1 : Modèle de l’interaction du complexe ADAT composé de deux protéines, ADAT2 (bleu) et ADAT3 (vert), avec sa cible l’ARN de transfert (orange), qui est au cœur des processus d’expression de notre patrimoine génétique.

Son projet sera focalisé sur le complexe ADAT, essentiel à l’expression correcte de l’ensemble de notre patrimoine génétique, et dont la dérégulation aboutit à des maladies neurologiques graves telles que les déficiences intellectuelles et l’épilepsie. A terme, ses travaux auront pour but, de développer des médicaments en partenariat avec l’industrie, comme la jeune startup strasbourgeoise Urania Therapeutics.


A NEW TREATMENT FOR CANCERS?

Antonin Lallement is a 25-year-old doctoral student who completed his early university studies in biology in Strasbourg. After a third year of a exchange in the department of biochemistry and molecular medicine at the University of Montreal, he completed a master’s degree in immunology in Strasbourg. During his studies, he was able to explore through various internships, bioinformatics and cellular differentiation mechanisms. He recently achieved the selective competition of the IMCBio Graduate School to enroll in a PhD thesis.

Hepatocellular carcinoma and melanoma, both particularly aggressive skin cancers, constitute major challenges for global health and are particularly frequent in the Grand Est region. Despite significant progress, the treatment options for these two types of cancer are still limited in terms of efficacy and safety. Despite the introduction of immunotherapies, a significant fraction of patients are unresponsive or develop resistance.

The team of Prof. Thomas Baumert from the Institute for Research on Viral and Hepatic Diseases (Inserm U1110) at the University of Strasbourg supported by the Laboratory of Excellence (LabEx) HepSYS has developed a monoclonal antibody (mAb) specifically targeting a protein called claudin-1. This development was carried out together with SATT Conectus Alsace and the company Alentis. The team of Dr Davidson from the Institute of Molecular and Cellular Genetics (IGBMC, CNRS / Inserm / University of Strasbourg) supported by the LabEx INRT has shown with the group of Prof. Baumert that this molecule has anti-tumor activity. It therefore offers a new therapeutic option.

Within the framework of the IMCBio University Research School and also with the support of the Grand-Est Region, the objectives of Antonin Lallement’s thesis will be to determine the mechanisms by which this mAB inhibits the growth of cancerous cells and to carry out a preclinical evaluation of the capacity of this molecule to block the growth of cells from cancer patients in experimental models, alone or in combination with other drugs currently used clinically. The results of this project will make it possible to assess the therapeutic potential of this mAB and to define the molecular mechanisms underlying its tumor suppressing effect before a potential development by an industrial partner.


UN NOUVEAU TRAITEMENT POUR LES CANCERS ?

Antonin Lallement est un doctorant de 25 ans ayant effectué ses études supérieures de biologie au sein de l’Université de Strasbourg. Après une troisième année de licence en mobilité dans le département de biochimie et de médecine moléculaire de l’Université de Montréal, il a réalisé un master d’immunologie à Strasbourg. Durant son parcours il a pu explorer lors de différents stages, la bio-informatique et les mécanismes de différenciation cellulaires. Il vient de réussir le concours de sélection de l’Ecole Universitaire de Recherche IMCBio pour effectuer une thèse.

Le carcinome hépatocellulaire et le mélanome, un cancer de la peau particulièrement agressif, constituent des défis majeurs pour la santé mondiale et sont particulièrement fréquents dans la région Grand Est. Malgré des progrès significatifs, les options thérapeutiques pour ces deux types de cancer sont encore limitées en termes d’efficacité et de sécurité. Malgré l’introduction des immuno-thérapies une fraction significative des patients est non répondeuse ou développe une résistance.

L’équipe du Prof. Thomas Baumert de l’Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques (Inserm U1110) à l’Université Strasbourg soutenu par le Laboratoire d’Excellence (LabEx) HepSYS a développé un anticorps monoclonal (mAb) ciblant spécifiquement une protéine appelée Claudine 1. Ce développement a été réalisé ensemble avec la SATT Conectus Alsace et l’entreprise Alentis. L’équipe du Dr Davidson de l’Insitut de Génétique Moléculaire et Cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) soutenu par le LabEx INRT a montré avec le groupe du Prof. Baumert que cette molécule possède une activité anti-tumorale. Elle offre donc une nouvelle option thérapeutique.

Dans le cadre de l’Ecole Universitaire de Recherche IMCBio et toujours avec le soutien de la Région Grand-Est, les objectifs de la thèse de Mr Antonin Lallement seront de déterminer les mécanismes par lesquels ce mAB inhibe la croissance des cellules cancéreuses et d’effectuer une évaluation préclinique de la capacité de cette molécule à bloquer la croissance des cellules de patients atteints de cancer dans des modèles expérimentales, seul ou en combinaison avec des d’autres molécules actuellement utilisées en clinique. Les résultats de ce projet permettront d’évaluer le potentiel thérapeutique de ce mAB et de définir les mécanismes moléculaires qui sous-tendent son effet suppresseur de tumeur avant une potentielle valorisation par le partenaire industriel.